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la pêche aux leurres en barque et float tube

la pêche aux leurres en barque et float tube

Nous pratiquons la pêche des carnassiers aux leurres souples avec les leurres de la marque Westin. Nous ne mangeons pas de poissons, donc c'est avec grand plaisir que nous les regardons repartir !


Marcenay....

Publié par Philippe sur 31 Mai 2014, 04:04am

Catégories : #Marcenay, #journaux

Article BP de ce jour

La série continue mais n'avancera sans doute pas, faute de moyens....

Le nouveau président du syndicat du lac souhaite redonner vie au site. Mais le dossier est complexe et les solutions font débat entre les différents acteurs.

«Vous ne connaissez pas le lac de Marcenay ? Alors vous ne connaissez pas grand-chose. » Agnès Rothe n’est pas peu fière du plan d’eau qui fait la réputation de sa commune et n’hésite pas à taquiner les visiteurs pas assez avertis. « Quand vous en faites le tour, vous avez l’impression d’être parti une semaine en vacances », ajoute celle qui a été élue maire de Marcenay il y a quelques semaines. C’est vrai qu’il en impose, ce lac. Par son histoire, avec son haut-fourneau en pierre et son ancienne halle à charbon reconvertie en maison du terroir. Par sa biodiversité aussi, le site étant classé Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

Mais en dépit de tous ses atouts, le lac n’est pas dans une santé florissante. Certaines bordures ne sont pas en bon état, des passerelles ne sont plus très solides, la qualité de l’eau ne permet pas la baignade… « Cela fait six ans qu’il ne se passe rien », regrette Jean-Paul Noret, conseiller général du canton de Laignes, très impliqué dans le dossier. Mais l’hibernation est terminée et il y a maintenant une relance des initiatives ».

Une relance qui coïncide avec l’arrivée d’Yves Simon à la tête du syndicat du lac, la structure propriétaire du lieu. Le nouveau président entend « définir un avenir possible pour le site ». C’est dans ce but qu’il a choisi de demander au Conservatoire des espaces naturels de Bourgogne un diagnostic complet du lac. « Vu la complexité du dossier, nous avons pensé utile de nous faire aider, explique-t-il. Cela permettra d’établir un plan de gestion pour les différents partenaires et de choisir ensuite la solution la plus adaptée. Tous les acteurs seront consultés. Nous n’avons aucun a priori , ni aucune hostilité. »

Yves Simon ne ferme aucune porte, mais il préfère ne pas en dire plus sur ses intentions. Il pèse ses mots car il sait que le sujet est sensible et attise les tensions dans le microcosme local. Il y a ceux qui arguent que le syndicat n’a pas les moyens d’entretenir le site, qu’ils souhaitent voir vendu au privé (voir encadré). Et puis il y a les nostalgiques de l’époque où de nombreuses familles du Châtillonnais venaient y passer du bon temps l’été. Eux tiennent mordicus à ce que le plan d’eau reste dans le giron public. « Quand le lac a été vendu au privé il y a trente ans, ça a été un véritable scandale, se souvient Jean-Paul Noret. Il y avait du grillage et on ne pouvait plus y accéder. Récemment encore, des agriculteurs voulaient l’acheter pour en faire des terres cultivables, mais ce n’est pas acceptable. Cela doit rester ouvert gratuitement au public. » Le ­conseiller général n’est pas plus favorable à ce que la fédération de pêche devienne propriétaire. Si elle n’occupe plus les lieux depuis 2008, n’ayant pas renouvelé son bail de location, elle avait néanmoins clairement exprimé l’année dernière sa volonté de racheter le site. Ce qui serait presque logique puisque « le plan d’eau a été créé au XIIIe siècle pour la pisciculture », rappelle Yves Simon. Mais, selon Jean-Paul Noret, cette idée est « définitivement tombée à l’eau. Et si la fédération de pêche faisait une offre, le Conservatoire des espaces naturels en ferait une supérieure ou préempterait le site ».

Jean-Paul Noret n’est plus président du syndicat du lac depuis six ans mais il a de nombreux projets en tête. Notamment celui de fonder une société d’économie mixte, qui intégrerait les collectivités locales, la communauté de communes et le syndicat du lac, mais aussi les pêcheurs, les associations, la maison du terroir et l’hôtel-restaurant situé à proximité. « Ce serait une structure plus importante et plus ambitieuse que le syndicat actuel, précise-t-il. Cela soulagerait financièrement les communes et cela permettrait de faire des investissements. » Il rêve en particulier d’un centre qui accueillerait des entreprises en hiver et des scolaires au printemps.

En attendant que la relance se concrétise véritablement dans les faits, le lac aura la visite, la semaine prochaine, d’une cinquantaine de scientifiques du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Pendant leur inventaire des espèces animales et végétales, ils auront notamment l’occasion d’observer une importante colonie de cygnes, qui se sent parfaitement à son aise au sein du lac, au point de se reproduire et d’y avoir élu domicile. Le statu quo qui prévalait jusque-là leur va très bien.

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